Lors d’une convulsion, sécurisez l’enfant, chronométrez la crise, ne mettez rien dans sa bouche et appelez les urgences selon les signes d’alerte. Voici les gestes à retenir et les erreurs à éviter.
Lorsqu’un nourrisson ou un jeune enfant convulse, mettez-le en sécurité, ne le retenez pas, ne mettez rien dans sa bouche et chronométrez la crise. Appelez le 15 ou le 112 si la respiration est difficile, si la crise se prolonge, se répète, si l’enfant récupère mal ou si la situation vous inquiète fortement. À distance, il est impossible d’identifier la cause exacte d’une crise : fièvre, infection, épilepsie, intoxication ou autre contexte nécessitent une évaluation adaptée. Les gestes simples, mémorisés à l’avance, aident à rester utile sous stress. Une formation de premiers secours pédiatriques peut aussi donner des repères concrets aux parents, grands-parents et professionnels de la petite enfance.
En un coup d’œil
- Protéger : éloignez les objets dangereux et ne bloquez pas les mouvements.
- Observer : regardez la respiration, l’aspect de l’enfant et notez l’heure de début.
- Alerter si nécessaire : appelez le 15 ou le 112 devant un signe inquiétant, une première crise ou un doute important.
| Situation observée | Action prioritaire | Informations à transmettre |
|---|---|---|
| Crise en cours, enfant qui se débat ou présente des secousses | Sécuriser l’espace, ne pas retenir, chronométrer | Heure de début, mouvements observés, respiration |
| Respiration difficile, coloration inhabituelle, traumatisme ou suspicion d’intoxication | Appeler immédiatement le 15 ou le 112 | Contexte, produits possiblement impliqués, chute éventuelle |
| Secousses terminées, enfant inconscient mais qui respire | Le placer sur le côté et surveiller | Durée de la crise, récupération, signes associés |
| Première crise ou inquiétude persistante | Demander un avis médical sans attendre | Âge, antécédents, fièvre éventuelle, circonstances |
Que faire immédiatement lorsqu’un jeune enfant convulse ?
La priorité est de prévenir une blessure tout en observant ce qui se passe. Restez près de l’enfant, gardez votre calme autant que possible et demandez à une autre personne d’appeler les secours si les signes d’alerte sont présents.
Mettre l’enfant en sécurité sans le retenir
Écartez les meubles, jouets durs ou objets coupants situés autour de lui. Vous pouvez protéger sa tête d’un choc avec un élément souple placé à proximité, sans forcer sa position. Ne cherchez pas à immobiliser ses bras, ses jambes ou sa mâchoire : cela peut augmenter le risque de blessure.
Chronométrer la crise et observer la respiration
Notez l’heure de début, même approximativement. Observez les secousses, le regard, la respiration, la couleur de la peau et la manière dont l’enfant réagit. Ces éléments seront plus utiles aux urgences pédiatriques ou au médecin qu’une tentative d’interprétation de la cause.
Ne rien mettre dans la bouche et ne rien faire boire
Un enfant en crise ne doit recevoir ni eau, ni nourriture, ni médicament par la bouche, sauf consigne personnalisée déjà prescrite et parfaitement connue. N’introduisez aucun objet, doigt ou tissu dans sa bouche : cela ne protège pas sa langue et peut gêner la respiration ou provoquer une blessure.
Après les secousses : position latérale de sécurité si l’enfant est inconscient mais respire
Lorsque les mouvements cessent, vérifiez si l’enfant respire. S’il est inconscient mais respire, installez-le doucement sur le côté et continuez à le surveiller. S’il ne respire pas normalement ou si vous avez le moindre doute sur sa respiration, contactez immédiatement les secours et suivez leurs instructions.
Appeler le 15 ou le 112 : les signes qui imposent une aide urgente
Le niveau d’urgence dépend notamment de la durée de la crise, de la respiration, de l’âge de l’enfant, de son réveil et de ses antécédents. En cas d’hésitation, il est préférable de demander une orientation aux secours.
Crise prolongée, crises répétées ou retour à la conscience incomplet
Appelez le 15 ou le 112 si la crise semble se prolonger, si plusieurs épisodes s’enchaînent ou si l’enfant ne retrouve pas progressivement un état d’éveil satisfaisant après les secousses.
Difficulté à respirer, coloration inhabituelle, traumatisme ou suspicion d’intoxication
Une respiration anormale, une coloration préoccupante, une chute, un choc à la tête ou l’accès possible à un produit doivent être signalés sans délai. Ne faites pas boire l’enfant et ne tentez pas de le faire vomir.
Première crise, très jeune nourrisson ou inquiétude importante des proches
Une première crise nécessite une évaluation médicale. La prudence est également indispensable chez un très jeune nourrisson ou lorsque les proches jugent que l’état de l’enfant est inhabituel, même si les secousses ont cessé.
Quelles informations noter pour les transmettre aux secours
Préparez l’âge de l’enfant, l’heure de début, la durée estimée, l’état respiratoire, la présence éventuelle de fièvre, une chute, des produits accessibles, les antécédents connus et les traitements ou protocoles déjà prescrits.
Gestes utiles et gestes à éviter : tableau de décision rapide
Ce qui protège réellement l’enfant pendant la crise
Restez auprès de lui, dégagez l’espace, chronométrez et observez. Si possible, gardez les autres enfants à distance afin de réduire l’agitation autour de la crise.
Erreurs fréquentes qui peuvent aggraver le risque
Ne retenez pas l’enfant. Ne mettez rien dans sa bouche. Ne donnez ni boisson ni aliment. Ne le secouez pas pour le réveiller. Ces gestes peuvent compliquer la situation au lieu de l’améliorer.
Quand ne pas déplacer l’enfant, sauf danger immédiat
Évitez de déplacer l’enfant pendant les secousses, sauf s’il se trouve dans un lieu dangereux. Si un déplacement est indispensable, faites-le avec précaution, uniquement pour le mettre hors de danger immédiat.
Après la crise : surveillance, consultation et préparation du rendez-vous médical
Vérifier l’éveil progressif et le confort respiratoire
Après une crise, l’enfant peut être fatigué, confus ou somnolent. Surveillez son retour progressif à l’éveil et sa respiration. N’interprétez pas seul ces signes : une consultation ou une orientation médicale peut être nécessaire selon le contexte.
Noter durée, symptômes, fièvre éventuelle et contexte
Inscrivez les éléments observés dès que possible : début et fin de l’épisode, présence éventuelle de fièvre, mouvements inhabituels, regard, respiration, récupération et circonstances précédant la crise. Ces notes facilitent l’échange avec le médecin.

Préparer les questions utiles pour le médecin ou les urgences pédiatriques
Demandez quelles surveillances prévoir, quels signes doivent conduire à rappeler, et si un protocole écrit est nécessaire. Si l’enfant a déjà présenté des crises, vérifiez que les consignes reçues sont toujours adaptées et accessibles aux personnes qui le gardent.
Situations particulières : fièvre, crise déjà connue et accueil en collectivité
Convulsion avec fièvre : pourquoi l’évaluation médicale reste importante
La fièvre peut être présente lors d’une convulsion, mais elle ne permet pas à elle seule d’en déterminer la cause. Une évaluation médicale reste importante, surtout si l’épisode est nouveau, atypique ou accompagné de signes inquiétants.
Enfant ayant déjà un protocole de soins individuel : suivre les consignes prescrites
Pour un enfant déjà suivi, les instructions personnalisées du professionnel de santé priment sur les conseils généraux. Vérifiez régulièrement que le protocole est lisible, à jour et connu des adultes responsables.
Crèche, assistante maternelle et école : transmettre un plan d’action actualisé
Informez les personnes qui accueillent l’enfant des consignes utiles, des contacts à joindre et de l’existence d’un protocole médical si nécessaire. Une transmission claire évite les décisions improvisées lors d’une urgence.
Choisir une formation et se préparer sans suréquiper son foyer
Les critères d’une formation de premiers secours pédiatriques pertinente
Pour choisir une formation de premiers secours pédiatriques, regardez si elle traite des urgences du nourrisson et de l’enfant, prévoit des mises en situation, explique les gestes à éviter et propose une actualisation des apprentissages. L’encadrement, la place laissée aux questions et la clarté des supports comptent également.
Trousse de premiers secours : ce qui est utile et ce qui ne remplace pas les urgences
Une trousse bien rangée peut être utile au quotidien, mais elle ne remplace ni l’appel au 15 ou au 112, ni une prise en charge médicale. Les médicaments ou dispositifs spécifiques ne doivent être utilisés que dans le cadre d’une consigne médicale personnalisée.
Décider sereinement : formation, numéro d’urgence accessible et protocole médical personnalisé
Conservez les numéros d’urgence dans un endroit visible, discutez des gestes essentiels avec les adultes qui gardent l’enfant et prévoyez une formation adaptée si vous souhaitez gagner en assurance. L’objectif n’est pas de tout médicaliser, mais de savoir agir sans gestes dangereux.
Critères de choix et résumé comparatif
Avant de réserver une formation, vérifiez : la place accordée au nourrisson, les exercices pratiques, les scénarios de crise convulsive, l’actualisation des gestes, les qualifications de l’encadrement et les modalités de remise d’un support. Pour comparer les contenus, les conditions d’inscription et les informations pratiques, consultez directement la page détaillée de l’organisme choisi.
Pour conclure
Face à une convulsion, trois réflexes restent centraux : sécuriser, observer et alerter si nécessaire. Ne rien mettre dans la bouche et ne pas retenir l’enfant sont des principes essentiels. La cause d’une crise ne peut pas être identifiée à distance : l’état de l’enfant, son âge, sa respiration et sa récupération guident la suite. Un protocole médical individuel, lorsqu’il existe, doit toujours être suivi en priorité.
Informations utiles à retenir
1. Gardez un téléphone accessible pour appeler rapidement le 15 ou le 112.
2. Notez l’heure de début : la durée observée aide les professionnels à évaluer la situation.
3. Prévenez les adultes qui gardent régulièrement l’enfant des consignes importantes.
4. Une formation de premiers secours pédiatriques peut aider à répéter les gestes en conditions simulées.
Points importants
Ce guide donne des repères généraux et ne permet pas de diagnostiquer une convulsion ni sa cause. Les recommandations locales des services d’urgence et les consignes d’un professionnel de santé doivent être vérifiées. En présence d’un signe d’alerte, d’une première crise ou d’un doute sérieux, contactez le 15 ou le 112.
Questions fréquentes
Q1. Faut-il appeler le 15 ou le 112 dès la première convulsion d’un nourrisson ?
R1. Une première crise chez un nourrisson ou un enfant doit faire demander un avis médical. Appelez immédiatement le 15 ou le 112 si la respiration est difficile, si la crise se prolonge ou se répète, si l’enfant récupère mal, ou si vous êtes très inquiet.
Q2. Peut-on donner un médicament ou de l’eau à un enfant pendant une crise convulsive ?
R2. Non : ne donnez ni eau, ni nourriture, ni médicament par la bouche pendant la crise. Une exception peut exister lorsqu’un enfant dispose d’un protocole médical personnalisé ; dans ce cas, suivez strictement les consignes prescrites.
Q3. Une formation de premiers secours pédiatriques est-elle utile pour les parents, grands-parents et professionnels de garde ?
R3. Elle peut être utile pour apprendre les gestes de sécurité, reconnaître les erreurs à éviter et s’entraîner à transmettre les bonnes informations aux secours. Privilégiez une formation incluant des situations propres au nourrisson et au jeune enfant, avec une part pratique et des contenus actualisés.




